Ce que le rapport 2012 de la Globlal Smart Grid Federation (GSGF) nous apprend sur les projets internationaux

Publié par le 15 mai 2012
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Publié en avril dernier, le rapport de la Global Smart Grid Federation (GSGF) nous livre une photographie des projets pilotes smart grid déployés à ce jour dans le monde, avec un focus sur l’Australie, le Canada, l’Europe des 27, le Royaume-Uni, l’Irlande, le Japon, la Corée du Sud et bien évidemment, les Etats-Unis.

 

Le Smart Grid selon la GSGF

La GSGF donne deux définitions du Smart Grid :

- celle de la Smart Grids Task Force de l’UE, pour laquelle le smart grid est un réseau électrique qui intègre les comportements et actions des usagers pour assurer un système énergétique durable et efficace, enregistrant peu de pertes et garantissant un haut niveau en termes de qualité et de sécurité d’approvisionnement ;

- celle du US Department of Energy Smart Grid Task Force propose une définition plus étayée en ajoutant les idées suivantes : permettre la participation active des consommateurs, créer de nouvelles éco opportunités, accueillir toutes les options de génération et de stockage, le tout dans le cadre d’une économie digitale.

 

Objectif du rapport 2012

La fédération a dressé le portrait électrique de sept pays/zones, afin de faire le bilan des avancées en termes de mix énergétique, de politiques publiques énergétiques, d’infrastructures smart grid et de déploiement des compteurs intelligents. Le rapport repose sur la présentation des projets smart grids déployés dans les pays concernés, offrant ainsi une vision globale des avancées technologiques nationales. Servant de références à l’échelle du pays, ces projets servent aussi d’exemples à l’échelle internationale. Leur mise en lumière permet la mutualisation des connaissances et des expérimentations, dans l’espoir de créer un cercle vertueux d’inspiration et d’innovations à travers le monde.

Les stratégies des pays étudiés sont motivées par différentes raisons. Pour le Royaume-Uni, le gouvernement est convaincu que la modernisation de son réseau et l’introduction des énergies renouvelables dans son mix énergétique réduiront à terme les prix de l’électricité. D’autres – les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon – ont une approche stratégique très orientée vers leurs économies respectives, et espèrent devenir les leaders dans l’industrie des nouvelles énergies et constituer à terme une locomotive pour le reste du monde.

 

Les points communs des pays profilés

Le premier point commun des pays étudiés est une politique publique particulièrement axée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans la continuité du protocole de Kyoto de 1997. Cependant, ce dernier n’a pas été ratifié par tous, comme les États-Unis et le retrait du Canada des accords en 2011. A l’inverse de la base étalon de 1990, les politiques publiques nationales ont avancé leur base étalon à une quinzaine d’années, en se fixant des objectifs de réduction de consommation et d’émission avec pour point de départ le milieu des années 2000. [Lire la suite →]

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Panorama mondial de l’avenir énergétique

Publié par le 24 avril 2012
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« Le futur énergétique n’a jamais été aussi incertain ». C’est sur cette affirmation que s’est basée la réflexion de trois économistes experts en énergie pour apporter des perspectives au niveau français, européen et mondial dans l’essai « L’avenir énergétique : cartes sur table » paru en mars dernier (J-M. Chevalier, M. Derdevet et P. Geoffron aux éditions folio actuel).

« Le niveau de gaz à effet de serre a été à son plus haut niveau en 2011 et sera rattrapé par celui de 2012 » annonce Jean-Marie Chevalier, professeur d’économie au Centre de Géopolitique de l’Énergie et des Matières Premières (CGEPM) de l’université Paris-Dauphine. L’essai nous offre un tour d’horizon du profil énergétique mondial actuel à travers le prisme économique et géopolitique des énergies : pétrole, gaz naturel, charbon, nucléaire et énergies renouvelables ; bref, un panorama mondial de toutes les problématiques énergétiques actuelles.

 

Vers une transparence des prix de l’énergie

L’énergie soulève des interrogations économiques : peut-on rester longtemps sur un système artificiel des prix ou doit-on aller vers les prix réels ? Le blocage des prix opéré depuis quelques années est réprouvé par les économistes. Leur analyse est que les prix de l’électricité et du gaz devront augmenter, certes de façon progressive, mais il faudra veiller à ce que le nombre de citoyens exposés à la précarité énergétique n’augmente pas mécaniquement. Il y a encore deux ans, la France comptait 3,4 millions de logements en situation de précarité énergétique. En 2012, l’INSEE en recense 3,8 millions, soit environ 8 millions de personnes. On peut espérer que les objectifs des 400 000 logements rénovés à partir de 2013 et les 800 000 logements sociaux rénovés d’ici 2020 pour passer d’une consommation d’énergie primaire de plus de 230 kWh/m2/an à moins de 150 kWh/m2/an seront atteints pour réduire le nombre de logements en situation de précarité énergétique.

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IssyGrid, 1er réseau de quartier intelligent en France, entre dans sa phase opérationnelle

Publié par le 17 avril 2012
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IssyGrid est un projet porté par dix partenaires à l’échelle locale, à Issy-Les-Moulineaux, en réponse aux nouveaux enjeux énergétiques nécessitant le lissage des pointes de consommation. Un consortium de 10 membres – Alstom, Bouygues Immobilier, Bouygues Telecom, EDF, ERDF, ETDE, Microsoft, Schneider Electric, Steria et Total – avec la participation de 4 start-ups – EMBIX, IJENKO, NAVIDIS et SEVIL – est à l’origine d’IssyGrid et apporte son expertise au déploiement d’un réseau de stockage pour optimiser l’exploitation d’énergies renouvelables, d’une architecture de l’information en soutien aux nouveaux modes de production, de distribution et de consommation de l’énergie, d’équipements de mesure et de services de pilotage dans le tertiaire-résidentiel. Après une phase de test, le consortium a annoncé le 11 avril 2012 l’entrée dans la première phase opérationnelle. Première étape du processus opérationnel d’IssyGrid, la mise en oeuvre du monitoring du quartier est désormais effective. Des systèmes d’agrégation des données pour analyser et optimiser la consommation d’énergie ont été installés dans des logements tests mais aussi au sein d’un des principaux immeubles tertiaires de Seine Ouest. Tour d’horizon des réalisations.

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Après les pics de consommation électrique de cet hiver, quelles perspectives ?

Publié par le 19 mars 2012
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Le record de consommation électrique que nous avons connu le 7 février 2011 à 19h a atteint les 101.700 MW  et a battu le record en date du 15 décembre 2010 qui était de 96.710 MW. Evènement très médiatisé, ce nouveau record a permis de mettre une fois de plus en avant la problématique de la surconsommation électrique en France… le black-out ayant pu être été évité grâce aux importations réalisées par la France auprès de ses voisins comme l’Allemagne. Ces pics de consommation sont-ils amenés à atteindre toujours de nouveaux records, ou allons-nous être capables de maîtriser notre consommation et ainsi ne plus dépasser la barre des 100.000 MW dans les prochaines années ?

 

La consommation électrique des ménages en France tend à se stabiliser

Depuis deux années consécutives, et malgré ces deux records atteints en l’espace de 14 mois, on constate une stabilisation de la consommation électrique des ménages français (même si le niveau de consommation reste encore élevé).  A titre d’exemple, les appareils électriques d’un ménage consomment en moyenne 2500 kWh et sont devenus 25% plus efficaces  par rapport à 1990. Concernant l’éclairage, la consommation a baissé de moitié (principalement grâce à l’introduction des lampes basse consommation).

 

Les comportements des ménages en France ont-ils évolué ?

En 2008, le CRÉDOC (Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observations des Conditions de vie) soulignait que pour les ménages français «la recherche du confort primait encore sur les économies d’énergie ». Alors que l’industrie voyait sa consommation nettement diminuer, et ceci depuis 30 ans, celle du résidentiel-tertiaire augmentait de 21%. Dépendante des caractéristiques de l’habitat, des équipements électriques utilisés et des comportements des ménages, la consommation résidentielle augmentait ainsi au même rythme que la consommation énergétique totale. Les pouvoirs publics ont alors commencé à informer les ménages de leur consommation énergétique excessive (la part du résidentiel représentant près de 70% des consommations énergétiques finales du secteur résidentiel-tertiaire). Un autre point intéressant mis en avant par le CREDOC concernait l’augmentation de température de l’habitat : alors qu’en 1986, la température moyenne des logements était de 19°C, elle atteignait les 21°C en 2003 ! Entre 1973 et 2003, les consommations d’électricité pour les usages de confort avaient augmenté de 85% par mètre carré. La hausse du confort de vie (température intérieure en hausse, multiplication des appareils électriques…) a induit des comportements de consommation peu économes.

4 ans plus tard, qu’en est-il ? Dans une récente publication, le CRÉDOC estime que le temps de la prise de conscience et des bonnes pratiques est enfin arrivé ! Plus sensibles aux enjeux environnementaux, les comportements des ménages sont en pleine mutation. Les politiques de sensibilisation à destination des ménages commenceraient-elles à porter leurs fruits ? Malgré l’augmentation du confort auquel nous nous sommes habitués, nous sommes enfin arrivés aux prémices de l’engagement durable en terme d’efficacité énergétique : maintenir un certain confort de vie, tout en consommant moins. En 2011, plus de 8 personnes sur 10 se disent concernées par les problèmes environnementaux. Malgré un contexte économique défavorable, ils se déclarent également prêts à payer plus de taxes pour la défense de l’environnement.

Malgré le dernier record de consommation de février, il semble que les ménages commencent à s’engager sur la voie de l’efficacité énergétique, mais qu’un temps d’adaptation leur est nécessaire pour équilibrer confort et consommation !

 

> Retrouvez la publication du Crédoc de mars 2008 ici.

> Retrouvez la publication du Crédoc d’août 2011 ici.

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Parution du rapport 2012 de l’association Smart Grid Collaborative Consumer (US)

Publié par le 22 février 2012
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La Smart Grid Collaborative Consumer (SGCC), association américaine  à but non lucratif, a été créée pour encourager l’adoption par les consommateurs des nouveaux réseaux intelligents. Elle vient de publier son rapport 2012. Les résultats portent sur trois grands thèmes que sont l’acceptation du consommateur, l’opinion publique quant aux réseaux intelligents et compteurs intelligents, et enfin, une typologie créée sur la base du marché résidentiel américain.

Qui sont alors les consommateurs américains en 2012 ?

En 2011, l’association s’était basée sur plusieurs typologies provenant de sources différentes (Opinion Dynamics, Accenture et Ecoalign). Pour sa 2ème édition, SGCC  a établi sa propre typologie de consommateurs, qui distingue en 5 catégories :

- les Verts engagés (31%) sont les consommateurs les plus engagés dans la protection de l’environnement et qui soutiennent le plus les smart grids ;

-  la Jeune Amérique (23%) est la proportion de consommateurs qui ont déjà entendu parler des smart grids, mais qui aimeraient en savoir plus ;

-  les «Easy street» (20%) représentent le segment ayant les plus hauts revenus et qui hésitent à changer d’habitudes par peur de perdre en niveau de confort;

-  les Do It Yourself (16%) ont pour priorité de répondre aux besoins de leur famille et relèguent au second plan les enjeux environnementaux.

-  les Traditionnels (11%) sont majoritairement les seniors et ceux qui souhaitent rester ancrés dans leurs habitudes de consommation énergétique.

Il sera intéressant de voie l’évolution de cette typologie dans le temps. On peut déjà noter que la part des « Vert engagés » (31%) aux US semble en augmentation par rapport à 2010, puisque le poids de cette catégorie de la population représentaient dans les typologies d’Opinion Dynamics, Accenture et Ecoalign entre 12% et 22%.

Que recherchent ces consommateurs ?

L’étude révèle que les consommateurs ne sont pas encore très conscients de ce que sont concrètement les réseaux intelligents et compteurs intelligents. A ce jour, la moitié de la population américaine n’a jamais entendu parler de smart grids et de smart meters et seulement moins de 10% d’entre eux maîtrisent la compréhension de ces termes. Quant aux attentes des consommateurs, elles se concentrent sur les économies d’énergie, mais pas seulement. A proportions égales, les économies d’énergie et d’argent sont au même niveau de priorité. Les consommateurs sont très en demande d’information et d’éducation sur ces sujets.

L’apprentissage passerait par 3 étapes avec la création de forum et de communautés en amont de l’utilisation d’outils de maîtrise, un accompagnement à l’installation, et enfin une dernière étape post installation avec la mise à disposition de FAQ.

Selon SGCC, un accès gratuit aux informations relatives à la consommation d’électricité en temps réel encouragerait le consommateur à s’impliquer et à opérer un changement comportemental.

Et en France ?

Nous observons finalement de grandes similitudes avec les leviers comportementaux que nous avons étudiés chez IJENKO pour le territoire français. Nous avons en effet élaboré trois grands profils de consommateurs : les « pragmatiques », motivés par la diminution de leur facture ; les « normatifs », qui souhaitent comparer leurs pratiques avec celles de leurs voisins et rester dans la norme; et un profil de type « écologie-confort », rassemblant des personnes soucieuses des générations futures tout en cherchant à améliorer le confort de leur famille au quotidien.

Ce sont donc tour à tour des objectifs d’économies en euros, la comparaison avec ses pairs ou encore la matérialisation de la diminution de son empreinte carbone qui doivent être mis en avant pour favoriser un comportement de meilleure efficacité énergétique.

Mais il reste ici aussi un gros travail d’éducation et de sensibilisation à faire par les acteurs de l’énergie auprès de leurs clients résidentiels, et qui doit exploiter au maximum les outils de partage d’expérience comme les forums ou les réseaux sociaux.

> Pour en savoir plus sur  les résultats de l’étude du SGCC, retrouvez l’étude détaillée ici.

 

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