Publié en avril dernier, le rapport de la Global Smart Grid Federation (GSGF) nous livre une photographie des projets pilotes smart grid déployés à ce jour dans le monde, avec un focus sur l’Australie, le Canada, l’Europe des 27, le Royaume-Uni, l’Irlande, le Japon, la Corée du Sud et bien évidemment, les Etats-Unis.
Le Smart Grid selon la GSGF
La GSGF donne deux définitions du Smart Grid :
- celle de la Smart Grids Task Force de l’UE, pour laquelle le smart grid est un réseau électrique qui intègre les comportements et actions des usagers pour assurer un système énergétique durable et efficace, enregistrant peu de pertes et garantissant un haut niveau en termes de qualité et de sécurité d’approvisionnement ;
- celle du US Department of Energy Smart Grid Task Force propose une définition plus étayée en ajoutant les idées suivantes : permettre la participation active des consommateurs, créer de nouvelles éco opportunités, accueillir toutes les options de génération et de stockage, le tout dans le cadre d’une économie digitale.
Objectif du rapport 2012
La fédération a dressé le portrait électrique de sept pays/zones, afin de faire le bilan des avancées en termes de mix énergétique, de politiques publiques énergétiques, d’infrastructures smart grid et de déploiement des compteurs intelligents. Le rapport repose sur la présentation des projets smart grids déployés dans les pays concernés, offrant ainsi une vision globale des avancées technologiques nationales. Servant de références à l’échelle du pays, ces projets servent aussi d’exemples à l’échelle internationale. Leur mise en lumière permet la mutualisation des connaissances et des expérimentations, dans l’espoir de créer un cercle vertueux d’inspiration et d’innovations à travers le monde.
Les stratégies des pays étudiés sont motivées par différentes raisons. Pour le Royaume-Uni, le gouvernement est convaincu que la modernisation de son réseau et l’introduction des énergies renouvelables dans son mix énergétique réduiront à terme les prix de l’électricité. D’autres – les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon – ont une approche stratégique très orientée vers leurs économies respectives, et espèrent devenir les leaders dans l’industrie des nouvelles énergies et constituer à terme une locomotive pour le reste du monde.

Les points communs des pays profilés
Le premier point commun des pays étudiés est une politique publique particulièrement axée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans la continuité du protocole de Kyoto de 1997. Cependant, ce dernier n’a pas été ratifié par tous, comme les États-Unis et le retrait du Canada des accords en 2011. A l’inverse de la base étalon de 1990, les politiques publiques nationales ont avancé leur base étalon à une quinzaine d’années, en se fixant des objectifs de réduction de consommation et d’émission avec pour point de départ le milieu des années 2000. [Lire la suite →]

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« Le futur énergétique n’a jamais été aussi incertain ». C’est sur cette affirmation que s’est basée la réflexion de trois économistes experts en énergie pour apporter des perspectives au niveau français, européen et mondial dans l’essai « L’avenir énergétique : cartes sur table » paru en mars dernier (J-M. Chevalier, M. Derdevet et P. Geoffron aux éditions folio actuel).

La Smart Grid Collaborative Consumer (SGCC), association américaine à but non lucratif, a été créée pour encourager l’adoption par les consommateurs des nouveaux réseaux intelligents. Elle vient de publier son rapport 2012. Les résultats portent sur trois grands thèmes que sont l’acceptation du consommateur, l’opinion publique quant aux réseaux intelligents et compteurs intelligents, et enfin, une typologie créée sur la base du marché résidentiel américain.
- les Verts engagés (31%) sont les consommateurs les plus engagés dans la protection de l’environnement et qui soutiennent le plus les smart grids ;