grenelle-environnementLa France s’est fixé comme objectif le « Facteur 4 », c’est-à-dire une division par quatre de ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050, en cohérence avec les recommandations du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC). 

Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo a présenté hier la feuille de route issue du Grenelle de l’Environnement pour les infrastructures énergétiques de la France à l’horizon 2020.

Ainsi, les émissions de gaz à effet de serre, issues pour les trois quarts de la consommation d’énergie, devraient être ramenées, d’ici 2020, à 437 MtCO2eq, soit une réduction de 22% par rapport aux émissions de 2005 selon un rapport que Jean-Louis Borloo a transmis à la Commission européenne dans le cadre de la préparation de la conférence des Nations-Unies sur le changement climatique, qui se tiendra à Copenhague en décembre 2009.  

Selon les estimations détaillées dans ce rapport,cette forte diminution des émissions proviendrait : - des transports : -15 MtCO2eq entre 2005 et 2020, soit -11%.
- des industries de l’énergie: -31 MtCO2eq entre 2005 et 2020, soit -42%. 
- du secteur industriel : -47 MtCO2eq entre 2005 et 2020, soit –31,4%.
- et pour une grande part des secteurs résidentiel et tertiaire : -55 MtCO2eq entre 2005 et 2020, soit -56% *. Cette baisse résulterait de la mise en œuvre du Plan Bâtiment du Grenelle Environnement.

Le secteur du bâtiment est en effet le plus gros consommateur d’énergie en France parmi l’ensemble des secteurs économiques. Il consomme actuellement environ 68 Mtep, soit 42,5% de l’énergie finale totale. C’est chaque année plus d’une tonne d’équivalent pétrole consommée par chaque Français. Il génère 123 millions de tonnes de CO2, soit 23% des émissions nationales. Ces émissions ont augmenté d’environ 15% depuis 1990. Chaque Français libère ainsi dans l’atmosphère environ deux tonnes de CO2.  

Les objectifs du Plan Bâtiment visant notamment à généraliser les « bâtiments basse consommation » puis les « bâtiments à énergie positive » à l’horizon 2020 ainsi qu’à  réduire les consommations d’énergie du parc existant par un programme ambitieux de rénovation thermique et énergétique devraient contribuer significativement  à la réduction des émissions CO2 dans le bâtiment.
Le plan de développement des énergies renouvelables issu du Grenelle  devrait également avoir un impact positif sur les émissions CO2 des résidences principales françaises : 

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La tâche ne sera pas aisée d’autant plus qu’en 2008, toujours selon le même rapport, le secteur résidentiel et tertiaire présente au contraire une nette augmentation de sa consommation corrigée du climat (+2,6%), avec de forts réapprovisionnements pour le pétrole et une croissance vive de l’électricité. 

Le dossier de presse complet

Synthèse du programme des infrastructures énergétiques de la France

*Emissions directes uniquement (hors émissions indirectes liées à l’usage de l’électricité).